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Dimanche 8 juin 2008
        mauvaises  nouvelles  en cascade, et cocktail explosif en préparation


subprimes et credit en crise , euro fort , pétrole cher , inflation débridée ; En fait le niveau de l’euro va conduire à un accroissement des délocalisations, du déséquilibre dramatique de la balance commerciale, une véritable crise du pouvoir d’achat. C’est donc l’affolement chez les gens qui comptent dans le libéralisme européen.
Le président de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker et la présidence slovène de l'UE se sont dits préoccupés par la très forte appréciation du taux de change de l'euro. " Je dois dire que je commence à être de plus en plus préoccupé et vigilant " à ce sujet, a dit Jean-Claude Juncker à la presse à Bruxelles, avant une réunion du forum des ministres des Finances de l’Eurogroupe. 

excellent  pour revoir  les notations des rehausseurs de crédits puis  assureurs revues en baisse; effet domino en  préparation ?

en  attente , confiance des ménages en déroute et  entreprises qui revoient en baisse  leurs  bénéfices .




depuis decembre  2007  general Lee l  avait ds ses  tuyaux ..

 

Des agences immobilières commencent à fermer leurs portes, le nombre de transactions ayant fortement chuté depuis le début de l'année dans un contexte de ralentissement du secteur.

"C'est un mouvement de balancier économique normal et sain en raison de la baisse de l'activité des transactions", affirme Jean-François Buet, secrétaire général de la Fnaim (Fédération nationale de l'immobilier), qui n'a pas encore recensé le nombre de cessations d'activité.

Au début de l'année, Bernard Cadeau, président d'Orpi, le premier réseau en France, avait prédit que "l'année 2008 verrait la fermeture probable de nombreuses agences immobilières", ajoutant "que ce ne serait que justice".

Le net ralentissement de l'immobilier en France a été confirmé fin mai, avec l'annonce d'un effondrement des ventes de logements neufs au premier trimestre (-27,9% sur un an) et une chute du nombre des mises en chantier, selon le ministère de l'Ecologie.

"Globalement, la baisse du nombre des transactions est d'environ 20% sur le marché de l'ancien", affirment Patrick-Michel Khider et Bernard de Crémiers, co-présidents de Laforêt Immobilier, un réseau qui compte 850 agences.

Cette chute des transactions est estimée à 15% par Hervé Bléry, directeur général de Century 21, qui prévoit pourtant de porter le nombre de ses agences, en franchise, de 950 à 1.000 fin 2009.

"Mais cette progression s'effectuera avec 100 nouvelles agences alors qu'il y aura 50 non-renouvellement de contrats d'agences qui ont des parts de marché insuffisantes", souligne M. Bléry. Il entend être "beaucoup plus vigilant" sur de nouvelles ouvertures, notamment dans les banlieues des grandes agglomérations.

Profitant d'une période euphorique, avec des prix de l'immobiler qui explosaient un peu partout en France, les agences immobilières se sont multipliées au début des années 2000.

Au point de faire tomber la part des transactions de particulier à particulier, une spécificité française, de 50% à 35% du total.

En 12 ans, le nombre de "cartes professionnelles" (qui peuvent concerner plusieurs agences) a presque doublé, passant de 17.000 à 30.000, alors que le nombre de transactions réalisées par les agences immobilières ne progressait que de 60% (680.000 contre 420.000), selon des chiffres de la FNAIM.

"Les cessations d'activité concernent surtout des petites structures indépendantes qui s'étaient crées il y a trois ou quatre ans en profitant du boom de l'immobilier", indique M. Buet.

Cette contraction du nombre de transactions n'a pour le moment aucune incidence sur les prix. "En tendance nationale, les prix devraient être stables pendant toute l'année 2008", affirme M. Bléry. Avec toutefois de fortes disparités selon les régions: "une augmentation de 5% pour Paris intra-muros, une stabilité pour l'Ile-de-France et les centres-villes d'agglomérations comme Nantes, des baisses pour des villes moyennes", ajoute-t-il.

Mais malgré la morosité du marché, personne en France n'imagine un scénario catastrophe comme en Espagne, où en 2007 quelque 40.000 petites agences immobilières ont fermé leurs portes, soit la moitié du total, selon l'association des agences de propriété immobilière (API).


© 2008 AFP

Avec les premiers signes d'une récession outre-Atlantique, 2008 sera, de ce côté-ci, placé sous le signe de la stagnation, du crédit rare et d'une surévaluation de l'euro. Trois raisons de craindre encore une période difficile.
Les prévisionnistes ont déjà mesuré l'impact de la crise financière et du ralentissement américain : pas plus de 1,9% de croissance cette année pour la zone euro, 1 ,7% en France. Christine Lagarde, ministre de l'Economie, a beau jurer que la crise financière y sera «limitée», le rêve sarkozyen d'un «choc de croissance» est définitivement enterré. Conséquence : le pouvoir d'achat des Français, numéro un des engagements présidentiels, augmentera vraisemblablement moins que l'année dernière : +1,2%, selon l'Insee, en raison notamment d'un pic d'inflation cet hiver. L'inflation justement : dans l'Eurobaromètre, la hausse des prix domine aujourd'hui les préoccupations. Jamais la stratégie de la Banque centrale européenne, rempart officiel contre le retour de la flambée des prix, n'a été autant analysée, critiquée. Face au risque de stagflation - surchauffe asiatique déclenchant une course aux matières premières énergétiques et agricoles combinée à la stagnation américaine -, les banquiers de Francfort sont-ils efficaces ? Patrick Artus, star du Conseil d'Analyse économique, les compare à des «incendiaires». Obsédés par les années 1980-1990, ils n'auraient pas vu le monde changer. Obnubilés par les prix, dépassés par la globalisation, ils seraient incapables de s'attaquer aux dangers actuels : turbulences des liquidités mondiales, yo-yo des actifs, délocalisations...
Sur le premier point - le niveau des liquidités -, la BCE a pourtant fait mentir sa réputation. De concert avec la Banque d'Angleterre et la Réserve fédérale américaine, elle a, fin décembre, ouvert à nouveau toutes grandes les vannes du crédit aux banques : 350 milliards d'euros prêtés à taux réduit pour dynamiser le marché monétaire où, depuis la crise des «subprimes», les banques hésitent à se prêter de l'argent au risque de faire grimper les taux. Mais, après la découverte de nouvelles «paumes» spectaculaires comme celles du Crédit agricole, les marchés et les Bourses restent méfiants. Jugement de l'économiste Daniel Cohen : «En injectant plus de liquidités que la Fed, la BCE a montré qu'elle n'était pas en retard sur la crise.» Mais il ajoute aussitôt qu'elle est sur le fil du rasoir avec, d'un côté, le risque d'un dévissage du billet vert et d'un démantèlement de la zone dollar et, de l'autre, la peur d'un coup de barre de la Fed, relevant brutalement ses taux et amplifiant la crise financière en prenant les opérateurs à contre-pied. Dans ces conditions, pas étonnant que Jean-Claude Trichet, président de la BCE, hésite. Doit-il privilégier l'éradication de l'inflation ? Ou éviter coûte que coûte la récession ? L'alternative du diable. Dans l'intervalle, le robinet du crédit se referme. Avec une dépréciation de leurs actifs augmentant leurs besoins de liquidités, les banques, déstabilisées, rechignent à prêter. C'est le crédit crunch, ce resserrement du crédit qui, en se raréfiant, pose directement le problème du financement de la croissance. Avec, contrepartie d'un dollar sous-évalué, un euro surévalué.

Trop fort ? L'euro nous interdit une chirurgie fine, mais, sans ce stabilisateur, l'Europe aurait été confrontée à une crise de change emportant la lire et le franc, rappelle Daniel Cohen. Vrai, l'euro fort amortit la facture pétrolière et, comme les deux tiers des échanges se font désormais à l'intérieur de l'Union, l'impact de sa surévaluation sur les exportations est limité. Reste le dernier tiers où toutes les entreprises françaises n'ont pas la chance d'Air France de payer leur kérosène en dollars et de facturer leurs services en euros. Première victime de l'euro fort, les PME. Se couvrir contre les variations de change ? Trop cher pour elles. Seule réponse possible à leur perte de compétitivité : le pincement des marges, donc moins de croissance. Et moins d'embauché.
Partisan d'une politique des taux moins rigide pour un euro plus conforme avec la valeur intrinsèque du dollar (entre 1,10 et 1,20 dollar), Nicolas Sarkozy peut-il faire fléchir la BCE, focalisée sur l'inflation, drapée dans son indépendance ? Longtemps le président français a été seul à s'inquiéter des ravages d'un dollar instrumentalisé par les Etats-Unis pour soutenir sa croissance. Mais en novembre, inquiète du «tassement des perspectives à l'export», la chancelière allemande Angela Merkel a reconnu qu'un euro surévalué «posait un problème» au premier exportateur mondial. Du coup, taxée généralement de nauonalo-protectionnisme, la France est devenue audible. L'Europe peutelle défendre d'une même voix sa monnaie contre l'«impérialisme du billet vert» ? Nous n'en sommes pas là. D'autant que les délocalisations, autre conséquence de l'euro fort, la divisent. En écho à Thomas Enders, patron d'Airbus, qui va répétant que î'avionneur européen «perd 1 milliard d'euros quand l'euro s'apprécie de 10 centimes», François Fillon a averti solennellement que «l' Etat-actionnaire ferait tout pour dissuader EADS de délocaliser sa production». Mais face à ce problème de «survie», Louis Gallois, président exécutif d'EADS, envisage, lui, explicitement de «produire davantage hors d'Europe». Pour sortir du piège du dollar sous-évalué, l'Europe doit d'abord régler ses contradictions. Avec d'un côté les pays membres prêts à constituer un front uni contre le dumping monétaire en se dotant d'une vraie politique de change pour soutenir leur croissance. Et ceux pour qui «la surévaluation de l'euro est l'alibi d'une compétitivité médiocre, due autant à la lourdeur des structures d'organisation qu'au faible nombre d'heures travaillées ou à l'excès des charges sociales». Car, dans une économie mondialisée, impossible pour les grandes entreprises de ne pas «se déployer sur les marchés émergents, y nouer des partenariats, jouer à fond la carte de la globalisation», poursuit Thierry Moulonguet, directeur financier de Renault. A l'instar de Renault capable de «coiffer General Motors pour le contrôle de Lada en absorbant le choc du dollar», les entreprises françaises engagées dans la compétition mondialisée doivent savoir, comme Michelin, Lafarge ou L'Oréal, «faire coïncider leurs structures de coûts et leurs structures de change». Pour celles-là, au moins, la chute du dollar est une «bonne nouvelle», tranche Cohen. Car «à ce prix, elles ont cinq ans pour racheter les Etats-Unis». A condition de ne pas mourir avant.

 

Philippe Boulet-Gercourt, Jean-Gabriel FredetLe Nouvel Observateur


meme si les  indices  sont  survendus  à court terme, tout rebond est avorté ;pas de hausse à esperer tant que l on restera ds ce canal 



 

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